New Zealand.
J'ai pas de mot, ou bien alors j'en ai trop
Tellement loin de tout que plus rien ne m'attache. Perdue au milieu de l'eau sur un petit bout de terre qui porte à lui-seul toutes les merveilles que la Terre peut se vanter de compter. Comme une bulle qui grandit, écartant peu à peu les problèmes et les questions, qui s'en vont brûler sur les rivages chauds et me laissent, le temps d'un été décalé. Deux semaines seulement et pourtant. Tout un morceau de vie à attendre ces moments là, debout sous le ciel, à regarder au loin sans rien apercevoir d'autre que l'océan. Debout dans ma bulle que rien ne dérange, vous êtes si loin, si loin ... Là où il n'y a rien et où il y a tout. Ce à quoi rien ne ressemble mais qui ressemble à tout. Ne va pas autre part, ça ne sert à rien. Il n'y a rien autre part que tu n'aies pas vu ici. Ici, il y a les plaines vertes de l'Ecosse, le désert du Sahara, les montagnes de Jérusalem et celles d'Autriche, les plages de Californie et les villages de pêcheurs chinois. Ici, il y a toutes les couleurs du Monde, même celles que tu n'aurais jamais imaginé. Ici, il y a le soleil en décembre, la plage en janvier, août en février et juillet en hiver. Ici, c'est le Paradis, c'est un bien grand mot pour un si petit pays, et pourtant, aucun endroit ne l'a jamais aussi bien porté que lui. C'est mon Paradis, celui où j'ai tout oublié, tout laissé derrière moi, le temps d'un été en hiver.
PAF.Quelque chose d'inoubliable vient de se terminer.
Je sens comme un grand vide qui le reste désesperement. Il ne faudrait qu'une chose pour le combler.
Y retourner.